Sur France Info : René-Victor Pilhes publie « La nuit de Zelemta » après 17 ans de silence

LE LIVRE DU JOUR par Philippe Vallet mardi 12 janvier 2016

Après un silence de dix-sept ans, l’auteur du best-seller « L’imprécateur », René-Victor Pilhes, imagine dans son nouveau roman, la rencontre entre un jeune militaire pied-noir et un homme qui incarnait la modernité algérienne.

Ce livre est inhabituel sur la France et l’Algérie et les paradoxes de l’histoire coloniale, puisqu’encore très récemment, on ne pouvait pas évoquer le nom d’Abane Ramdane en Algérie. Pourtant cet homme a joué un rôle considérable dans l’indépendance algérienne à tel point qu’il a été assassiné sur ordre du FLN…

La nuit de Zelemta de René-Victor Pilhes est publié par Albin Michel (192 p., 17,50E)

PETITE PIQÛRE DE RAPPEL

Extrait de mon roman La Bête publié en 1976_

il semble donc plus facile de découvrir les lois de l’univers…que de soulager les misères de milliards d’hommes qui jusqu’ici n’ont reçu de la Science que de maigres satisfactions.Peut-être qu’un jour les puissances blanches,lassées par d’interminables négociations,étouffées par leurs propres systèmes ,se donneront du champ et de l’air en détruisant les masses faméliques.Alors,les opinions publiques divisées par l’holocauste se dresseront les unes contre les autres.Une gigantesque guerre civile dévastera l’Occident.Elle engendrera la chute et la mort des démocraties industrielles.

JEAN-LOUIS BERTUCELLI

Il est donc parti avant moi.Encore fin novembre 2013, nous étions à l’oeuvre chez lui,travaillant à briser le blocus sordide qu’un malentendu entre producteurs se déclarant chacun de leur côté propriétaires des droits de diffusion du film l’Imprécateur impose à celui-ci,privant le peuple de DVD .Me voyant dans une forme pas vraiment olympique ,il redoublait de prévenances à mon endroit,plus attentif et affectueux que jamais..Et nous étions bien loin de songer que 3 mois plus tard il s’en irait brutalement. Quelle personnalité délicieuse,rare,que celle de Jean-Louis!Sensible,subtil,courageux,honnête,loyal,peu habituelle dans ce rude et versatile milieu du cinéma.Ses films

illustrent ces qualités..Par  exemple, il avait dévoilé à l’état brut ce qu’était vraiment l’imprécateur :une charge violente et prémonitoire sur ce que l’on pourrait nommer le « fascisme d’entreprise » ,la dictature d’un prétendu savoir omnipotent et aveugle des questions de gestion de l’économie,et ses folies ainsi qu’on ne cesse de le constater et de le subir sous nos yeux.Et la même caste est là qui s’ébrouait dans les années 1970 ,sous de nouveaux oripeaux et un nouveau vocabulaire mais sans doute plus violente encore et impitoyable pour des millions de gens précipités par elle dans la détresse et la misère.Une caste qui s’était alors rebellée contre cette adaptation si cruelle pour elle du roman.Et qui avait instruit un procès à l’encontre du cineaste pour « incompréhension » du livre dont,par ailleurs elle avait assuré le succès en y voyant seulement une « satire de cadres ».Quel malentendu entre  l’oeuvre et « ceux qui dirigent et ceux qui savent » !A bientôt,Jean-Louis.Tu as bien mérité du cinéma.Quelle chance de t’avoir rencontré.